Par sleepless le 25/03/2008
Banque de sons
À l’ouverture, la banque de samples se charge automatiquement (la banque complète pèse 948 Mo en 48 kHz). On peut choisir entre 15 “pick positions”, une sorte de compromis entre les différentes sonorités du sélecteur de micro de l’originale et de position du médiator virtuel. La fonction semble être un mélange de samples et de filtres/EQ, Sergey Egorov, créateur de RealStrat, n’ayant pas voulu nous révéler ses secrets de fabrication... La banque est néanmoins de bonne qualité, chaque note ayant été échantillonnée par frette et corde. Le fameux “twang” est bien présent, et on retrouve les caractéristiques particulières du son Strat, même si la banque ne pourra rivaliser avec des produits comme la SC Electric Guitar de Prominy, par exemple (64 Go de samples...). Mais le propos n’est pas non plus le même.
En mode Direct, on joue les différents samples, du Full Sound aux Mutes, Bridge Mutes, Harmonics et Pinch Harmonics et différents bruits (Slap, Scrapes, Release et Fret) en passant d’un canal Midi à l’autre. Si l’on peut paramétrer un multi-instrument dans son séquenceur, cela permet d’accéder rapidement aux sons, sans avoir à charger X fois le même plug sur différentes tranches, en procédant par enregistrements successifs sur les différents canaux.
Tous les modes ont en commun un partage du clavier maître, avec reconnaissance d’accord et accès aux six cordes, aux notes alternatives, aux strums, aux mutes, etc. Chacun mode offre un zone Main (entre E1 et B4) qui servira à la reconnaissance des accords et au jeu chromatique et deux zones de commandes (de C0 à D#1 et de D#5 à G6 sur le plug, mais de C-2 à D#1 et D#5 à C7 en réalité). Ces dernières permettent de jouer les accords reconnus, soit en aller-retour, soit en arpèges, avec versions alternatives des notes, strumming plus ou moins complets selon la vélocité et mutes. En général, les notes blanches sont des notes Repeat (qui redéclenchent les notes ou accords joués), et les noires des Mutes. Ultime souci de réalisme, presque deux octaves (de C-2 à A#-1, nommées Strokes) commandent des techniques de jeu : aller-retour à différentes vitesses, autres types de mutes, enchaînement par chromatismes, etc. Il suffit d’enregistrer la grille de son morceau et d’y appliquer ensuite (ou en même temps) les commandes générées par les touches.
Sur la droite se situent les paramètres de réponse aux commandes Midi courantes : courbe de réponse à la vélocité, Pitch Bend, Mod Wheel et aftertouch. Ces assignations changent suivant le mode sélectionné. Parmi les plus intéressantes, notons le Mono Bend du Pitch ou de la Mod Wheel, où seule la note basse d’un accord sera modifiée (de 1/8 de ton à une octave), et le Feedbacker de l’aftertouch, qui rajoute la même note ou sa quinte (sample, synthèse ?) sur deux octaves (3 pour la quinte). Très efficace quand on l’utilise avec un simulateur d’ampli. Ou encore l’assignation à la pédale de la wah-wah, des Open strings ou des Chucka (accords de quarte mutés, pour un effet de rythmique).


